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Inside Job Log

"You cannot rely on someone else to make you feel alive: it's an inside job"

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I used to be pretty

I used to be pretty

When I looked at me

Wide eyes, small hips,

Smooth lips and hands

My tight, taunt skin, 

A butter pecan tan.
I used to be pretty

When I looked at me, 

I saw thick, black hair,

small ankles and knees

My clothes fit just right

No problem shopping the mall,

Just my Size wasn’t thought of at all!
Now, when I look, what looks back at me?

A different woman, 45 years young

A change, a new thing has just begun.

My eyes, hair, skin and lips,

Ankles, knees, clothes even hips;

All combined with age and wisdom suitable

To let me know I’m not pretty….

I’m BEAUTIFUL!!
Author: Karen Henderson

7 raisons pour lesquelles tant d’hommes ne comprennent pas le consentement sexuel – http://wp.me/p5BJz7-4y

Ce matin je me suis réveillée avec l’envie de faire du sport. Plus que l’envie, je l’ai vraiment fait. Ca faisait une éternité que ça ne m’était pas arrivé. Pas l’envie de faire du sport, mais le fait de le faire vraiment. Je me suis coller devant Youtube et j’ai enchaîné yoga, cardio et abdos. A la fin j’étais super fière de moi. J’étais en nage et la douche a été un moment de pure béatitude. Jusqu’à ce que je me rende compte que j’étais en train d’inonder la salle de bain. Et là j’ai eu une réflexion complètement débile : « il faut vraiment que je pose une porte de douche… » C’est fou ce qu’une toute petite phrase peut déclencher… J’ai commencé à écrire et quand j’ai voulu enregistrer le texte sous le titre « la métaphore de la porte de douche », je me suis rendu compte que j’avais déjà écris quelque chose à ce sujet… Je ne comprends pas que j’ai pu oublier… Et je suis effarée de voir que rien n’a vraiment changé…

 

 

Ceci est un pare-baignoire.

Mais rien à faire: depuis le 1er jour ça a été une porte de douche pour moi.

Je l’ai acheté en 2012 alors que j’étais en couple avec L’Escaladeur depuis quelques mois. Il devait la monter pour moi car il en avait assez qu’on ne puisse pas se doucher ensemble sans inonder ma salle de bain, encore moins coquiner sous la douche. Les choses se passaient bien entre nous. Si bien que j’ai décidé de lui parler de ma bisexualité et de mon goût pour le libertinage. Il l’a très bien pris. Toutes les possibilités que ça offrait à notre vie sexuelle l’excitaient même. Ça c’était au début. Avant de comprendre ce que cela impliquait. Il a comprit. Il est parti.

La porte n’avait pas eu le temps d’être posée.

Ce week-end j’étais chez moi, seule, malade, incapable de parler, je prenais une douche un peu plus chaude et un peu plus longue qu’en temps normal. Je ne m’expliquerai jamais pourquoi on a tendance à faire le point sur sa vie quand on est au plus mal et qu’on voit forcément le verre à moitié plein…  Je prenais une douche, comme tous les jours depuis 2 ans, dans cette même salle de bain, dans cette même baignoire et je pensais aux objectifs non atteints, à ma carrière en me demandant si j’avais vraiment fait le bon choix en démissionnant, etc.. Je ne sais pas pourquoi, mon regard s’est attardé plus longuement que d’habitude sur cette porte de douche. Elle était posée là, contre le mur face à la baignoire, au même endroit depuis qu’elle avait été achetée, le mode d’emploi glissé entre les 2 volets. La languette en silicone qui doit certainement avoir pour mission d’empêcher l’eau de se faufiler entre le mur et la paroi en acrylique granité était enfoncée dans le coin en haut à gauche et pendait le long de la porte.

J’ai fixé cette porte pendant un bon moment. Je ne comprenais pas pourquoi sa vue me rendait encore plus mélancolique alors que objectivement, ne pas avoir de boulot aurait dû être numéro un sur la liste de mes préoccupations et non cette stupide porte de douche. Et puis ça m’a frappé.

A elle seule, cette porte disait l’état de ma vie sentimentale depuis 2 ans, depuis que j’avais choisi de ne plus cacher à mes partenaires qui j’étais. Qui j’étais vraiment. une somme de dualités comme on m’avait dit un jour.

A elle seule, cette porte disait qu’en dépit de mon MBA, de mes supers expériences pro partout dans le monde, de mes discours féministes, de ma sexualité libérée, j’avais encore besoin d’un homme pour prendre soin de ce genre de chose pour moi.

A elle seule, cette porte disait qu’aucune des relations plus ou moins sérieuses, aucun des amants que j’avais eu depuis 2 ans n’était resté suffisamment longtemps pour se sentir le droit ou tout simplement l’envie de la fixer.
À elle seule, cette porte me rappelait que ma vie privée/domestique avait toujours été plus importante que ma vie professionnelle, que j’avais ignoré la seconde au profit de la première, et que je me réveillais aujourd’hui avec la réalisation que ça avait été en vain puisque je n’avais aucune des deux.

Et j’ai trouvé qu’il y avait quelque chose de triste voire pathétique à ça.

C’est vrai que je pourrais jouer les femmes modernes, louer une perceuse et la poser moi même. Ou je pourrais tout simplement la jeter plutôt que d’endurer de l’avoir chaque jour sous les yeux comme un constant reminder de ma solitude… Mais je ne m’y résous pas. Je n’arrête pas de me dire qu’un jour… peut-être… qui sait… 

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